IRI ressources vidéos

Institut de recherche et innovation

Activité récentetime

tabsWHAT IS GAMIFICATION ?

2 videos 5h 11 annotations dernière vidéo publiée 2019-10-21T19:01:32.138854

The CO3 European Project seeks to implement gamification processes in contributing urban activities with the aim of developing new urban commons. The objective of this seminar is to clarify the notion of gamification in order to guide the design of the digital tools developed within the CO3 Consortium, as well as the methodology to be adopted in the contributory workshops and, more generally, the pilots’ activities. On the one hand we will analyze the dynamics of engagement and playful investment (investissement ludique) in action in all human activities, and more specifically in education (Game-based learning). On the other hand we will consider the organological conditions (biological, social and technical) of what we call the playful in digital situations – in which the video game is a particular instance – that increasingly raises the issue of addiction.

tabsÉdition 2019 : Exorganologie II – Remondialisation et Internation

9 videos 19h 0 annotation dernière vidéo publiée 2019-07-24T13:06:28.155594

La globalisation a été une immondialisation : l’immonde destruction des mondes. Cette réalité sur laquelle prospèrent toutes les régressions désormais dominantes est restée foncièrement impensée. Et il en va ainsi parce qu’un monde, en tant qu’il constitue une matrice de noodiversité, est avant tout une singularité idiomatique néguanthropique. Comment panser cela sans régresser soi-même, et pourquoi cela n’aura-t-il donc pas été pensé en tant que tel, à l’échelon politique et économique en particulier – et malgré des travaux tels ceux par exemple de Jean-Luc Nancy ?

Nous posons dans ce séminaire conduit dans le cadre de pharmakon.fr qu’il en va ainsi parce que les concepts d’entropie et de néguentropie, tels qu’ils décrivent des réalités thermodynamiques, biologiques et cognitivo-informationnelles, demeurent à ce jour dans les limbes. Et nous posons que l’ère Anthropocène est une ère Entropocène telle que ces dimensions thermodynamiques, biologiques et cognitivo-informationnelles s’y combinent en mettant le cap au pire.

Comme ce fut souligné l’an passé, ce séminaire est directement lié au programme de recherche contributive Plaine commune territoire apprenant contributif (cf. recherchecontributive.org), cette recherche ayant elle-même pour but de cerner les contours d’une économie contributive qui se déclinerait aux niveaux micro-économique, méso-économique et macro-économique.

Quant à cette ambition macro-économique, elle dépasse nécessairement les cadres nationaux. C’est pourquoi ce séminaire sera cette année également lié à l’objectif que s’est assigné un groupe issu d’Ars Industrialis, de pharmakon.fr, d’autres horizons et de certains issus des travaux de l’IRI (dont Plaine Commune territoire apprenant contributif), de remettre aux Nations Unies un memorandum of understanding en janvier 2020, au siège européen de l’ONU, et à l’occasion de la commémoration à Genève du 100è anniversaire de la league of nations, également appelée autrefois la SDN (Société Des Nations).

Cette initiative s’est engagée à partir des deux considérants suivants :

• D’une part, il faut rétrospectivement appréhender l’histoire centenaire de la Société des Nations puis de l’Organisation des Nations Unies au regard de l’analyse, avancée par Marcel Mauss en 1920, des enjeux et de l’avenir des rapports entre les nations, le droit international et ce qu’il nomme l’internation.

• D’autre part, il faut inscrire cette question de l’internation dans l’ère Anthropocène en vue d’y projeter la mise en œuvre d’une nouvelle macro-économie à l’échelle de ce qui était apparu en 1926 constituer la biosphère (au sens de Vernadsky), et qui se présente à présent comme une technosphère (comme l’annonçait aussi Vernadsky), caractéristique de l’ère Anthropocène.

L’économie contributive est une macro-économie caractérisée par le fait qu’elle lutte contre l’entropie : la néguentropie y devient le critère primordial d’établissement des valeurs d’usage et des valeurs d’échange qui y circulent. Cela signifie qu’elle revalorise les savoirs, qui seuls permettent des bifurcations anti-anthropiques, et les localités, qui, comme lieux où du savoir a lieu et fait diversement corps, sont les matrices de la noodiversité – et il ne peut qu’en aller ainsi dans la mesure où l’anti-anthropie et la néguanthropie, tout comme l’anti-entropie et la néguentropie, ne peuvent se produire que localement.

La biosphère elle-même, y compris comme la technosphère d’échelle planétaire qu’elle est devenue, constitue une localité dans le système solaire, dont le dehors qui la nourrit en tant que système ouvert est le soleil. Nous avions en ce sens tenté durant le séminaire 2017 d’appréhender les emboîtements de localités avec les notions de microcosmes, de macrocosme et de cosmos.

Le séminaire de cette année 2019 sera consacré pour l’essentiel à approcher ce que devraient et pourraient être les éléments primordiaux (les principes) d’un droit de l’internation à l’époque de la technosphère, conçu en vue de sortir de l’ère Anthropocène, et pour entrer dans l’ère Néguanthropocène. On s’attachera à y reconsidérer la question du droit dans ses rapports à la fois à la technique et à la localité – celle-ci n’étant pas réductible aux conditions territoriales – dans la stricte mesure où une économie de lutte contre l’anthropie constitue nécessairement des agencements exosomatiques locaux, dont la localité est définitoire de ses critères néguanthropiques et anti-anthropiques.

On se réfère ici, comme au cours des années précédentes, aux concepts d’organe exosomatique et d’évolution exosomatique avancés par Alfred Lotka, et à ce que nous avons appelé les exorganismes simples et les exorganismes complexes, qui constituent des localités exorganiques. De tels exorganismes sont des processus que traversent des flux dont l’unité à l’échelle de l’internation devrait constituer une technosphère accomplie, à la fois légitime et durable, c’est à dire capable de dépasser l’ère Anthropocène mortifère.

Nous tenterons en conséquence d’appréhender la question du droit du point de vue exosomatique, et telle qu’elle s’impose en toute forme d’ « exorganisme complexe supérieur » au sens où il en fut question dans le séminaire 2018 – les « exorganismes complexes inférieurs » étant soumis à un droit qu’ils ne produisent pas (c’est aussi ce à quoi introduit Qu’appelle-t-on panser ? 1. L’immense régression).

Un tel droit des exorganismes complexes supérieurs est réputé s’imposer aux exorganismes complexes inférieurs en fonction d’une légitimité procédant d’une souveraineté. Avec le développement des économies industrielles, la souveraineté des Nations et des Etats qui les constituent comme entités juridiques est cependant battue en brêche par les marchés et leur « désencastrement » – au sens de Karl Polanyi. Après que la réponse à la grande crise économique de 1929 eut réaffirmé la fonctionnalité macro-économique de l’Etat « providence » face à la constitution d’Etats nationalistes et totalitaires, le néolibéralisme aura provoqué le déclin idéologique de l’Etat-Nation en général, cependant que les technologies réticulaires et les dispositifs algorithmiques de scalabilité en quelque sorte le défonctionnalisaient, et, en cela, le délégitimaient.

L’actuelle régression nationaliste et autoritaire qui se manifeste partout dans le monde, et qui se combine généralement avec le déni de la situation calamiteuse résultant de l’Anthropocène, est un symptôme de ce qui, ayant laissé dans l’ombre les enjeux de la lutte contre l’anthropie soulevés en 1971 par Nicholas Georgescu-Rœgen, et ayant en conséquence renoncé à problématiser et fonctionnellement questionner les apories de la localité néguanthropique, s’est en outre subitement exaspéré, si l’on peut dire, sous l’effet de ce qui, au XXIè siècle, pose la question de ce que Franck Pasquale a décrit comme une souveraineté fonctionnelle des plateformes qui dominent la technosphère (cf. « From Territorial to Functional Sovereignty: The Case of Amazon ». https://lpeblog.org/2017/12/06/from-territorial-to-functional-sovereignty-the-case-of-amazon/).

En explorant tout d’abord les thèses de Mauss quant à ce qui constitue ce que l’on appellera les idiomaticités des nations, tout aussi bien que les apories de l’idiome, c’est à dire aussi de ce que Derrida appelait les intraduisibles, et Deleuze les singularités, et en y ajoutant le point de vue simondonien de l’individuation psychique et collective, on tentera de repenser et repanser du point de vue exosomatique le droit et la justice à partir de ce que Bergson appelle l’obligation, qu’il observe aussi sous l’angle de la philia telle qu’elle concerne aussi bien les groupements animaux (ainsi que le posait déjà Aristote – cf. Jean Lauxerois, L’amicalité), et en reconsidérant les analyses que Schmitt propose du nomos à l’époque de la conquête spatiale comme formation de l’exosphère qui entoure et contrôle la technosphère (la conquête spatiale est d’abord la conquête de la Terre comme technosphère – bien plus que de la Lune, de Mars ou du Système Solaire).

On tentera ainsi de réinterpréter le discours de Félix Guattari quant à ce qu’il décrit comme trois écologies, et quant à ce qui, comme nouvelle organisation macro-économique de ce que Mauss appelle donc l’internation, devrait permettre de les articuler fonctionnellement par la mise en œuvre d’une économie contributive de lutte contre l’entropie et l’anthropie.

Éléments de bibliographie :

Félix Guattari, Les trois écologies

Marcel Mauss, La Nation

Arnold Toynbee, L’aventure humaine, L’Histoire

Henri Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion

Jacob Von Uexküll, Mondes animaux et mondes humains

Carl Schmitt, Le nomos de la terre

Saskia Sassen, La globalisation. Une sociologie

Niklas Luhmann, Politique et complexité

Bertrand Gille, « Prolégomènes » à l’Histoire des techniques.

André Leroi-Gourhan, Milieu et techniques

Fernand Braudel, La dynamique du capitalisme

Alain Supiot, L’inscription territoriale des lois

Martin Heidegger, « La parole d’Anaximandre » dans Chemins qui ne mènent nulle part

tabsÉdition 2018 - Pour une nouvelle muséologie des territoires : expérimentation muséale et contribution citoyenne

2 videos 5h 0 annotation dernière vidéo publiée 2019-07-19T13:22:48.057766

La vive réponse des musées à la consultation menée dans le cadre de la préparation du colloque Vie des Musées, Temps des Publics, montre une forte appétence de certaines institutions muséales au changement, particulièrement dans le sens des axes avancés par la mission Musées du XXIème siècle. Cette consultation révèle le panel de problématiques et de défis auxquels se confrontent concrètement les institutions muséales qui aspirent à déborder le cadre institutionnel habituel. Par delà leurs riches divergences, l’enjeu commun aux acteurs qui désirent renouveler leurs pratiques au travers de nouveaux cadres opérationnels est celui de la création d’une communauté fondée sur la contribution.

Au delà d’une relation de consultation ou de communication, le réseau d’acteurs et de partenaires à engager sur la voie d’un renouveau muséal aura à être fondé sur une économie sociale à base territoriale. Le réseau à construire est donc d’abord une communauté de projets implantée localement, constituée autour de chantiers co-construis dans lesquels démarches de recherche pratique et théorique se rétro-alimentent conjointement et sur la temporalité commune de l’expérimentation.

La volonté de fonder l’action muséale sur la contribution citoyenne demande d’agir à partir des besoins réels des populations. Car, on ne s’investit qu’à partir du moment où l’on se sent concerné comme le révèle très justement l’expérience du community organizing développée par Saul Alinsky, qui consiste à actionner l’implication citoyenne en politisant les colères du quotidien. Dans ce cadre, si la notion de public tient encore, elle se rapproche de la conception qu’en a John Dewey, pour qui un public au sens fort est d’abord un ensemble de personnes affecté par un problème commun, qui tente de résoudre activement ce problème par une double démarche d’enquête et d’expérimentation.

Cet horizon ne concerne pas tous les musées et il implique une forte dimension politique qu’il faut avoir le courage d’assumer et de mettre explicitement sur la table. La nouvelle muséologie, en son temps, proposait précisément de mettre le musée au service de la société et de son développement par l’émancipation citoyenne. Dans les grandes lignes, il nous est resté de cette histoire les principes de l’écomusée établis par George-Henri Rivière et sa proposition de Musée-Laboratoire, mais également une littérature un point amère, critique, souvent à l’excès, à propos de l’expérience écomuséale. Pourtant, l’approche évolutive développée sur le terrain par les écomusées, pourvu qu’on en fasse l’examen depuis l’intérieur, est encore résolument de notre temps.

Plus encore, elle éclaire de façon très nette les enjeux politiques et territoriaux qui sous-tendent l’engouement actuel pour un débordement institutionnel. Pour cela, il faut réinscrire la nouvelle muséologie dans le travail mené en la matière par une autre de ces figures pionnières, Hugues de Varine. En contre-point de l’accent scientifique du musée-laboratoire de Rivière, Hugues de Varine a défendu, sur le terrain, une vision de l’écomusée qui était alors également portée par une multitude d’acteurs, à savoir, une vision de l’écomusée fondée sur une dynamique plus profondément communautaire. En partant de la population et des enjeux endogènes à un territoire, il s’agissait de faire germer une dynamique de réhabilitation citoyenne qui passe par une véritable co-construction du patrimoine entre habitants, collectivités territoriales et professionnels académiques.

Par cette Nouvelle muséologie des territoires, les actions culturelles et patrimoniales portées par les musées sont questionnées avec une grande acuité : dans leur forme et dans leur rôle, à l’aune d’un objectif fort de développement social et d’implantation territoriale. Or, loin d’être isolée, cette proposition rejoint intimement les approches défendues et mises en œuvre par une grande diversité de mouvements et d’acteurs, institutionnels ou non, qui dépassent amplement le cadre traditionnel des musées.

Sortir du cadre entendu, faire un pas de côté et explorer les marges des institutions traditionnelles, cela est aujourd’hui une nécessité. La spécialisation des disciplines et la segmentation fonctionnelle des institutions, qui permirent probablement un temps d’intensifier l’analyse et l’efficacité opérationnelle, sont devenues un frein à la pensée comme à l’action. Décloisonner les barrières disciplinaires et sortir des dynamiques de silo sont désormais les conditions pour penser et agir efficacement dans l’hybridité.

Comme le propose Jean-Louis Tornatore, « devant » l’Anthropocène, l’âge du patrimoine a à s’ouvrir sur un âge de l’héritage, et notre regard à se tourner vers le futur à l’heure où l’inquiétude de la perte concerne moins le passé que l’à-venir. C’est dans ce contexte que les actions de la Mission du Patrimoine Ethnologique peuvent rejoindre celle de ARTfactories / Autre(s)pARTs, que les enjeux du patrimoine peuvent converger avec ceux de la démocratie et embrasser les défis écologiques, que les musées des milieux urbains qui osent s’aventurer dans l’expérimentation sociale peuvent rejoindre les lieux intermédiaires et indépendants, enfin, que les écomusées et les ethnopôles auraient beaucoup à partager avec les mouvements de repaysannisation et les «milieux paysans libres».

Ainsi, ces Ateliers de muséologie auront pour but de prolonger la Mission musée du 21e et le colloque VM/TP en donnant la voix à ces défricheurs d’une conception renouvelée de la culture et du patrimoine, afin de penser, sans timidité, un cadre d’action pour le musée qui soit à la hauteur des enjeux du 21ème siècle. En réunissant ces différents acteurs, il s’agira de croiser leurs expériences et expertises pour questionner les conditions propices, dans le contexte juridique, économique et social actuel, à ce que le musée puisse constituer une communauté autour d’une véritable expérimentation citoyenne sur les territoires, en milieu urbain comme en milieu rural.

tabsÉdition 2019 : Disruption, massive destruction and organization of an 'internation' in the sense of Marcel Mauss

6 videos 16h 35 annotations dernière vidéo publiée 2019-07-11T12:54:32.513582

The ENMI Préparatoire 2019 are devoted to the question of the locality in the Anthropocene era, in its current state and beyond:

• in its current state means: facing disruption as a weapon of mass destruction, • beyond means: in view of the constitution of an international based on economic peace and from a critique of the concept outlined by Marcel Mauss.

This initiative comes close to 50 years after Dennis and Donell's Meadows report, best known by the title The Limits to Growth, 50 years after the proposals in Arnold Toynbee's The Human Adventure, less known, and 50 years after The entropy law and the economic process by Nicholas Georgescu-Rœgen, very little known, if not completely unknown – three texts published in 1971 which are at the same time major works of science, history and economics (at least for Toynbee and Georgescu-Rœgen), and leading historical documents to understand how the twentieth century gave bir- th to the twenty-first century "for the better and for the worse, and by repressing these works, whose lucidity and ignorance (for last two texts) appear confusing afterwards".

On 10 January 2020, a memorandum of understanding will be officially transmitted to the United Nations at the Palace of Nations in Geneva, the site of the LoN. This message to the United Nations will be sent to them almost 75 years after the foun- ding of the United Nations itself – at the end of the Second World War, to replace the League of Nations, itself a result of the First World War and the Paris agree- ments of 1919 – that is to say also of the Treaty of Versailles, which we know had apocalyptic consequences in Europe, and how it contributed to the birth of a new horror, unprecedented, and a new terror, unprecedented too – worse than any that was known before.

The current world economic war, initiated from the slogan "there is no alternative", postulating that the problem was the public power (the government, in the sense of Ronald Reagan), which has also been systematized after the collapse of the the USSR, has caused different kinds of destruction that are much more considerable and irreversible than those generated by the first two world wars combined. If a new economic peace is not negotiated, through a new Convention, this current – economic – third world war, because of the unsustainable destruction that it provokes, due to the unavoidable scarcity of the resources of subsistence such water as well as basic raw materials of the current economy, will inevitably lead to a third world war – and this will be inevitably nuclear, if nothing is done to reverse in the next ten years this globally suicidal logic.

tabsRECONSIDERING BLOCKCHAIN

10 videos 6h 0 annotation dernière vidéo publiée 2019-03-19T11:33:56.944602

This one-day workshop is intended to re-address the issues related to the Blockchain in the current context of the Anthropocene. Issues such as ecological impact, entropy in the field of information, destruction of collective institutions, need to be considered in a renewed concept of locality (Stiegler) and commons (Bauwens). Certification is a key issue in information systems but is also raising important epistemological questions since any knowledge needs to be confronted with the question of truth or more precisely of different regimes of veridiction in Foucault’s sense. This philosophical question, the ‘truth’ of the digital, will be analyzed in the context of decentralized certification, where there is no top-down or natural concept of certification but a dynamic elaboration of it. In the context of such ‘decentralization of proofs’, the workshop will analyze the tradeoffs between transparency and certification at the micro- level of a blockchain or at the upper level of decentralized education and knowledge production. Blockchain will also be considered in the context of “Real Smart Cities” where territories are considered as local open systems in a contributory economy. Blockchain systems are raising important questions that will be confronted to the context of the Plaine Commune territory (North of Paris), in an attempt to evaluate capacitative technological solutions with and for citizens. How should the global dimension of Internet communication be combined with the needs of local communities within the context of open communication systems in a way that provides clear rules for decision making and traceability of exchanges? Do decentralized systems show evidence of a new articulation between top-down and bottom-up knowledge production that could open the way to a new democratic context? How can decentralized systems help to build a new contributory economy for the benefit of local communities and contributory democracies, for example, by initiating debate concerning the definition of economic value and the context of the future of work in the age of a generalized automation of jobs and a massive decrease of employment.

tabsENMI 2018 : L'intelligence des villes et la nouvelle révolution urbaine

4 videos 16h 422 annotations dernière vidéo publiée 2018-12-20T09:59:07.053761
book
Collections right