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bookColloque Mars 2018 : Une Économie Contributive dans une Société du Soin

4 videos 2h 0 annotation dernière vidéo publiée 2018-05-17T08:31:29.809647

Face à l’automatisation de l’emploi et à la numérisation de l’économie, comment mettre le numérique au service d’une nouvelle économie locale, durable et contributive, en y associant une réflexion plus large prenant en compte l’éducation, le vivre-ensemble et l’urbanité ?

Dans ce cadre, cette rencontre a pour but de mettre en perspective et en débat les thèses et hypothèses du programme Plaine Commune Territoire apprenant contributif et celles élaborées en 2017 par la Chaire de recherche contributive (cf. recherchecontributive.org), dans le contexte nouveau ouvert par le programme Territoire d’innovations intégratives et soutenables. Pour une urbanité numérique du droit à la ville, élaboré par l’ETP Plaine Commune en collaboration avec le programme Rêves de scènes urbaines et l’Université Paris 8, en réponse à l’appel d’offre Territoire d’innovation de grande ambition du Programme d’investissement d’avenir 2017.

Il s’agit à cette occasion de conjuguer deux ordres de questions qui doivent être à la fois clairement distingués et fonctionnellement articulés à l’échelle micro-économique et micro-politique et à l’échelle macro-économique et macro-politique. Le programme, qui vise à mettre en œuvre les principes d’une économie contributive (également appelée économie de la contribution), et dont lerevenu contributif est l’élément de base, enchaîne sur des analyses d’inspirations très diverses – des propositions sur l’automatisation dans les Grundrisse de Karl Marx aux propositions d’Amartya Sen sur la capacitation.

Les travaux sont conduits en dialogue avec les programmes européens Nextleap, spécifiquement consacré aux questions de cryptographie et de décentralisation des réseaux, et Real smart cities, conduit par le Digital studies network et consacré à la requalification des technologies et visions urbaines afférentes à ce que l’on appelle les Smart cities.

tabsÉdition 2018 : Exorganologie

5 videos 11h 0 annotation dernière vidéo publiée 2018-04-06T14:35:39.846582

Exorganologie I

Panser la post-vérité

dans la post-démocratie

Ce nouveau séminaire pharmakon.fr, qui se tient désormais dans le cadre de la chaire de recherche contributive de la MSH Paris Nord et du programme Plaine commune territoire apprenant contributif, dont cette chaire est un organe, se déroulera cette année dans le cadre du Collège d’études mondiales de la Fondation Maison des sciences de l’homme. Comme au cours des deux années précédentes, il sera consacré à la question de l’exosomatisation.

En 2015 nous avions examiné les thèses dans lesquelles Nicholas Georgescu-Roegen convoquait ce concept qui a été formulé en 1945 par le biologiste Alfred Lotka – Georgescu-Roegen soutenant en particulier que l’économie viendrait se substituer à la biologie dans la vie exosomatisée (que nous avons interprétée avec le concept de forme de vie technique de Georges Canguilhem) : la vie exosomatisée est essentiellement constituée d’échanges d’organes artificiels en tout genre, par des voies qui ne sont plus celles des métabolismes biologiques, mais de métabolismes à la fois économiques et technologiques – encore très peu et très mal étudiés.

Le second séminaire, qui se déroula en deux temps (automne 2016, hiver et printemps 2017), commença par une interprétation de Lotka lui-même. Il conduisit d’une part à appréhender le discours du transhumanisme du point de vue de l’exosomatisation développé par Lotka, puis à réintroduire – également de ce point de vue – les questions d’entropie relative et d’anti-entropie relative, c’est à dire de localité, celle-ci devant toujours être déclinée sur deux plans : le macrocosme (relativement entropique) et le microcosme (relativement anti-entropique), entre lesquels s’établissent des relations d’échelles.

À travers cette problématique,

. nous avions examiné les conditions dans lesquelles la biosphère (au sens de Vernadsky) semble se transformer en un exorganisme planétaire;

. nous avions posé qu’il faut distinguer entre les exorganismes simples, qui sont les individus psychiques (au sens de Simondon), et les exorganismes complexes, qui sont les individus collectifs – individus psychiques et individus collectifs étant constitués par l’individuation psychique et collective, elle-même conditionnée par l’exorganogenèse comme individuation technique. Nous reprendrons cette année ce sujet en faisant un détour par Henri Lefèbvre (Le droit à la ville).

Durant ces travaux, nous avons en effet esquissé quelques traits spécifiques d’une exorganogenèse de l’urbanité – décrivant la transformation des organes exosomatiques s’agrégeant pour former les exorganismes complexes : les villes, les usines, le lien entre villes et usines, qui se substitue au lien entre villes et Eglises. Les territoires urbains acquièrent ainsi à l’époque industrielle des traits nouveaux – caractéristiques de l’Anthropocène.

*

Quelle était la fonction de l’Eglise ? Vieille question sur laquelle nous devrons revenir à l’époque où nous croyons devoir projeter une finalité dans l’Anthropocène et contre l’anthropie en quoi il consiste – au sens où le GIEC parle de forçages anthropiques (anthropic forcings).

Il faut ici rappeler la finalité de ce séminaire : il s’agit de projeter – en lien avec le projet de territoire apprenant contributif de Plaine Commune, et comme on projette un film, c’est à dire un rêve réalisé en deux dimensions et capable de produire des protentions secondaires collectives et des énergies au service de causalités matérielles, efficientes, formelles et finales – une sortie de l’Anthropocène, c’est à dire une perspective vers le Néguanthropocène, par la reconstitution d’une macro-économie guidée par ce que nous appelons la néguanthropie comme critère définitoire de la valeur.

L’économie de la néguanthropie, ou anthropie négative (et l’anti-anthropie qui l’accompagne : on verra comment il faut ici mobiliser les concepts de Francis Bailly, Giuseppe Longo et Maël Montévil) n’est pas simplement la translation de l’entropie négative telle que Schrödinger tente de la penser dans l’organique (un an avant l’hypothèse de Lotka). Le passage à l’exorganique nécessite en effet une reconceptualisation qui dépasse les concepts de néguentropie dans le champ technologique, tels qu’ils sont issus de la théorie de l’information. C’est pourquoi nous lirons Norbert Wiener (Cybernétique et société, 1948).

Tout cela relève d’une organologie générale, qui consiste à décrire les agencements entre organes endosomatiques, organes exosomatiques et organisations sociales. Quant à ce que nous appelons ici l’exorganologie, elle étudie les conditions exorganiques de solidarité et de durabilité des exorganismes complexes.

Ces conditions exorganiques peuvent être urbanistiques au sens contemporain du mot : par exemple, créer des réseaux sanitaires nécessaires à tel bassin de population. Elles peuvent être économiques : garantir et contrôler la circulation des marchandises, des biens, des hommes, des concepts, de tout ce qui constitue l’urbanité – dont le commerce est une dimension constitutive.

Ces conditions exorganiques passent par la question du droit telle qu’elle est liée aux conditions de transformation de la mémoire, et à la circulation de ce que l’on appelle depuis moins de deux siècles l’“information”. Elles donnent à considérer nouvellement la place de l’art, le rôle des archives et leur centralité, la réticulation intra-urbaine et extra-urbaine, telle que s’y produisent des relations d’échelles qui, à notre époque, sont au cœur des « plateformes » devenant biosphériques en mettant en œuvre des technologies de scalabilité.

*

Pour aborder ces questions, nous nous référerons aux textes suivants :

– « World Scientists’ Warning to Humanity : A Second Notice », rédigé par Willian Ripple, Crostopher Wolf, Thomas Newsome, Mauro Galetti, Mohammed Alamgir, Eilenn Crist, Mahmoud Mahmoud et William Laurance, signé par 15 364 chercheurs de 184 pays, et publié le 13 novembre 2017

– Le Droit à la ville de Henri Lefebvre,

– La dynamique du capitalisme de Fernand Braudel,

– Post-démocratie de Colin Crouch,

– Cybernétique et Société de Norbert Wiener,

– Des articles thématisant la “post-vérité”,

– Où atterrir ? de Bruno Latour.

Cela nous conduira vers le séminaire de printemps (en mai et juin), qui aura pour titre :

Exorganologie II

La remondialisation

et où il s’agira de repenser le monde comme faire-monde – comme kosmos – à partir de la localité du là (da) et comme économie de l’internation. On y reviendra donc sur les travaux de Marcel Mauss déjà évoqués, et sur l’Idée d’une histoire universelle du point de vue cosmopolitique d’Emmanuel Kant.

bookNextleap Seminar : Decrypting Algorithms

9 videos 19h 24 annotations dernière vidéo publiée 2018-02-28T10:37:12.728149

NEXT generation techno-social and Legal Encryption Access and Privacy

In the wake of the Snowden revelations, public trust in the Internet has eroded.

NEXTLEAP aims to create, validate, and deploy communication and computation protocols that can serve as pillars for a secure, trust-worthy, annotable and privacy-respecting Internet that ensures citizens fundamental rights. For this purpose NEXTLEAP will develop an interdisciplinary internet science of decentralisation that provides the basis on which these protocols will be built.

NEXTLEAP pursues three main objectives

* The creation of a fundamental rights-preserving socio-technical science of decentralised internet architecture.
* A fundamental re-thinking of the ethical and philosophical foundations of the Internet.
* The modular specification of decentralised protocols implemented as open-source software modules for
   * Privacy-preserving contact lists and presence services supporting federated identity
   * Secure messaging services that hide metadata (e.g., who, when, how often, etc.)
   * Privacy-preserving analytics collection and computation.

The technical solutions developed by NEXTLEAP will be rooted in both philosophy and real-world usage of the Internet. In this aspect the project partners will strive to answer the following questions: What motivations and values can be used to predict successful adoption of decentralised systems by communities of users?

While it appears users are often unhappy with losing control of their data to companies that own centralised platforms, very few users do move to alternatives and what precisely the social success or failure of a system is unclear. Is there a decentralised philosophy at the core of the Internet that makes sense of the success of existing protocols?

It is claimed that values around collective intelligence, open innovation, privacy, and decentralisation are built into Internet protocols, but the precise philosophical grounding of these principles – and any new kinds of “internet rights” they entail - is often vague.

It is answers to these questions that are crucial for building succcessful protocols and systems that are adopted by citizens. The NEXTLEAP protocol will verify that the designed protocols have the properties required to guarantee the rights and needs elicited from the answers to the above questions.

tabsÉdition 2017 : Intelligence artificielle et épistémologie des « boites noires »

4 videos 11h 32 annotations dernière vidéo publiée 2018-01-15T14:10:59.427403

Intelligence artificielle et épistémologie des « boites noires »

Séminaire transdisciplinaire en préparation des Entretiens du Nouveau Monde Industriel sur le thème de la « bêtise artificielle » (19-20 décembre 2017)

Jeudi 29juin 2017 de 10h à 18h Vendredi 30 juin 2017 de 10h à 13h

Objectifs du séminaire

Dans le cadre d’une réflexion globale sur une nouvelle articulation des processus de traitement de données dans la data economy (intelligence artificielle réticulée, deep learning, machine learning en général et calcul intensif), d’une part, et de l’interprétation de ces données et de ces traitements, d’autre part, et dans le contexte scientifique aussi bien que dans l’exercice de la citoyenneté et plus généralement de la responsabilité, ce séminaire du projet ANR Epistémè se propose d’analyser l’impact des instruments scientifiques sur la constitution des savoirs académiques au moment où les technologies issues des mathématiques appliquées à l’informatique en réseau tendent à s’imposer au monde scientifique à partir des critères d’efficience prescrits par les marchés.

Il en résulte une menace extrême et hautement paradoxale quant aux possibilités d’exercer, de cultiver et de développer les savoirs scientifiques s’il est vrai que ceux-ci ne sauraient se soumettre aux processus de prolétarisation qui sont induits par les « boîtes noires » que les instruments et appareils deviennent pour les scientifiques désormais tout autant que pour le commun des mortels.

Il s’agira en particulier d’analyser les problèmes posés par les instruments scientifiques numériques dont le fonctionnement et les processus de catégorisation afférents deviennent inaccessibles, aveugles et non formalisables du point de vue théorique. À l’encontre d’Ian Hacking déclarant « inutile » la « connaissance du microscope », comme à l’encontre de Chris Anderson annonçant en 2008 « la fin de la théorie » à l’époque des « big data », il s’agit ici d’analyser, de questionner et de critiquer les phénomènes de boîtes noires dans le champ instrumental et appareillé en général et dans le cas des instruments scientifiques en particulier afin d’évaluer leur coût épistémologique aussi bien les bénéfices à attendre d’un dépassement de cet état de fait incompatible avec l’état de droit sans lequel aucun science n’est possible, et de prescrire autant que possible, dans les champs scientifiques concernés, des modèles instrumentaux et des pratiques instrumentales permettant de les surmonter.

Ces travaux qui seront menés en référence à l’analyse phénoménotechnique de Gaston Bachelard et à la mécanologie de Gilbert Simondon aussi bien qu’en mobilisant les questionnements et concepts d’Edmund Husserl, d’Alfred Whitehead, de Karl Popper et de Jack Goody, parmi bien d’autres, ont une valeur générique quant aux questions que pose l’expansion de l’intelligence artificielle réticulée dans toutes les dimensions de l’activité humaine. C’est pourquoi ils seront conduits dans la perspective d’une réflexion plus générale sur les enjeux de ce qui est appelé intelligence artificielle.

Dans le champ de l’astrophysique, et pour aborder l’énorme volume de données d’observation des télescopes, il faut concevoir des « pipelines de réduction de données » qui convertissent les données de la chaîne de détection en cartes et images. Le risque est ici d’abandonner ces procédures algorithmiques aux « boîtes noires ». Problématiser et formaliser le fonctionnement de ces instruments numériques implique d’incorporer par exemple aux instruments d’observation et de traitement des outils d’annotation, de visualisation et d’interprétation de l’ensemble de la chaîne de fonctionnement. Il s’agit en cela d’ouvrir la boîte noire afin de dissiper l’opacité épistémique (Humphreys, 2004) due au développement d’une pléthore de nouveaux instruments pour la recherche et l’expérimentation par exemple par le passage de la base de données au traitement en vue de produire des « big data« , l’analyse des données de flux en temps réel, ou encore l’utilisation d’objets connectés. Cette problématique s’impose à présent en archéologie, en biologie et en fin de compte dans pratiquement toutes les disciplines, des mathématiques aux sciences de l’homme et de la société, ce qui constitue l’objet des digital humanities et des digital studies. Dans le cas plus spécifique des sciences sociales, la question interfère directement avec les pratiques de la vie quotidienne : le calcul intensif mis en œuvre à travers la data economy et le capitalisme des plateformes généralise ces questions tout en mettant en évidence les processus performatifs induits par la vitesse de traitement des informations par les algorithmes prenant de vitesse tous les processus délibératifs, individuels ou collectifs. Ces évolutions factuelles encore très peu théorisées qui ont pénétré les marchés à travers le « capitalisme linguistique » (tel que l’a décrit Frédéric Kaplan) et la logistique de la vente en ligne atteignent désormais aussi bien la médecine dite 3.0, également appelée infomédecine, la gestion urbaine, et bien sûr la conception et la production robotisée. La question qui se pose à travers tous ces niveaux, si hétérogènes qu’ils puissent paraître, est la fonction du calcul, les bénéfices qui peuvent en être attendus, les conditions dans lesquelles il peut être mis au service d’une délibération, qu’elle soit scientifique ou citoyenne, ou les deux, ou au service d’une inventivité sociale, et les surdéterminations induites par les formats et architectures de données

tabsENMI 2017 : Bêtise et intelligence artificielles

4 videos 15h 295 annotations dernière vidéo publiée 2018-01-15T13:54:20.256619

11ème édition

Dans le cadre d’une réflexion globale sur une nouvelle articulation des processus de traitement de données dans la data economy (intelligence artificielle réticulée, deep learning, machine learning en général et calcul intensif), d’une part, et de l’interprétation de ces données et de ces traitements, d’autre part, et dans le contexte scientifique aussi bien que dans l’exercice de la citoyenneté et plus généralement de la responsabilité, cette dixième édition des Entretiens du Nouveau Monde Industriel se propose d’analyser l’impact des instruments de calculs automatisés sur la constitution des savoirs académiques au moment où les technologies issues des mathématiques appliquées à l’informatique en réseau tendent à s’imposer au monde scientifique à partir des critères d’efficience prescrits par les marchés.

tabsÉdition 2017-2018

3 videos 9h 0 annotation dernière vidéo publiée 2018-01-05T14:38:51.679809

Les entretiens d’Études digitales - Session 2017-2018

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