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bookWork Marathon 2018 – Serpentine Galleries

10 videos 11h 157 annotations dernière vidéo publiée 2018-10-23T10:40:37.049511

Building on the 2017’s GUEST, GHOST, HOST: MACHINE! Marathon, which focused on artificial consciousness and machine learning, the 2018 Work Marathon explored issues including: technological developments leading to automation and its impact on labour; the political urgencies of coerced and invisible labour; and the role of non-human agents, including artificial intelligence, animals and materials, in the context of planetary ecologies.

The Serpetine Galleries Work Marathon 2018 was conceived in collaboration with Professor Bernard Stiegler who gathered experts from around the world to consider economics for an age of planetary-scale environmental crisis, looking to reduce the human footprint on the planet and reverse the phenomenon of entropy that follows. With Stiegler’s advice, the 2018 Serpentine Marathon has the goal of contributing to the writing of a manifesto, the first version of which will be issued on 23 September, and the definitive version of which will be sent to the United Nations, in Geneva, on 10 January 2020 – the day of the centenary anniversary of the League of Nations.

tabs2015 – Analyse phénoménologique des objets audiovisuels

14 videos 16h 1 annotation dernière vidéo publiée 2018-09-27T13:57:25.142281

Cours "Phénoménologie des objets temporels audiovisuels", professé par Bernard Stiegler à l'Université de Technologie de Compiègne (UTC). Enregistré au semestre d'automne 2015.

Description: Comprendre les mécanismes fondamentaux de la conscience qui rendent possible l'efficacité du cinéma, par l'étude des concepts issus de la phénoménologie des objets dits «temporels» et leur mise en application par l'analyse critique de grandes oeuvres du cinéma des cinquante dernières années et aussi d'analyser les conditions d'une description formelle des contenus filmiques à l'époque de la numérisation des images animées sonores.

bookColloque Mars 2018 : Une Économie Contributive dans une Société du Soin

7 videos 5h 0 annotation dernière vidéo publiée 2018-07-20T14:22:26.301028

Face à l’automatisation de l’emploi et à la numérisation de l’économie, comment mettre le numérique au service d’une nouvelle économie locale, durable et contributive, en y associant une réflexion plus large prenant en compte l’éducation, le vivre-ensemble et l’urbanité ?

Dans ce cadre, cette rencontre a pour but de mettre en perspective et en débat les thèses et hypothèses du programme Plaine Commune Territoire apprenant contributif et celles élaborées en 2017 par la Chaire de recherche contributive (cf. recherchecontributive.org), dans le contexte nouveau ouvert par le programme Territoire d’innovations intégratives et soutenables. Pour une urbanité numérique du droit à la ville, élaboré par l’ETP Plaine Commune en collaboration avec le programme Rêves de scènes urbaines et l’Université Paris 8, en réponse à l’appel d’offre Territoire d’innovation de grande ambition du Programme d’investissement d’avenir 2017.

Il s’agit à cette occasion de conjuguer deux ordres de questions qui doivent être à la fois clairement distingués et fonctionnellement articulés à l’échelle micro-économique et micro-politique et à l’échelle macro-économique et macro-politique. Le programme, qui vise à mettre en œuvre les principes d’une économie contributive (également appelée économie de la contribution), et dont lerevenu contributif est l’élément de base, enchaîne sur des analyses d’inspirations très diverses – des propositions sur l’automatisation dans les Grundrisse de Karl Marx aux propositions d’Amartya Sen sur la capacitation.

Les travaux sont conduits en dialogue avec les programmes européens Nextleap, spécifiquement consacré aux questions de cryptographie et de décentralisation des réseaux, et Real smart cities, conduit par le Digital studies network et consacré à la requalification des technologies et visions urbaines afférentes à ce que l’on appelle les Smart cities.

tabsÉdition 2018 : Intelligence Urbaine après deux siècles d'industrialisation

6 videos 16h 0 annotation dernière vidéo publiée 2018-07-04T15:49:28.833553

Intelligence Urbaine après deux siècles d'industrialisation

Séminaire transdisciplinaire en préparation des Entretiens du Nouveau Monde Industriel sur le thème de l'intelligence urbaine (18-19 décembre 2018)

Lundi 2 juillet 2018 de 9h00 à 19h30 Mardi 3 juillet 2018 de 9h00 à 19h30

Objectives du séminaire

Ce séminaire consacré à l’intelligence urbaine à l’époque de la ville automatique propose de rouvrir les questions qui furent celles de Henri Lefebvre dans La critique de la vie quotidienne, Le droit à la ville, Vers le cybernanthrope et La production de l’espace et, ce faisant, de revisiter les caractéristiques de l’urbanité industrielle telle qu’elle émerge à l’époque de Karl Marx. Il s’agira de caractériser le capitalisme contemporain porteur du programme de « smartification » généralisée et d’examiner les conditions dans lesquelles la ville hautement connectée pourrait et devrait devenir aussi et avant tout la ville de la désautomatisation, c’est à dire de l’intelligence de l’habitation et de la réinvention des savoirs urbains sous toutes leurs formes.

Le développement promis par les modèles de smartification issus de la Silicon Valley est insoutenable : il constitue avant tout une nouvelle accélération de l’augmentation de l’entropie qui caractérise l’Anthropocène dès son origine. Il a été posé quelques fois – et par métaphore – que la ville serait une sorte d'organisme, et le milieu urbain une sorte de tissu conjonctif. Italo Calvino a souligné qu'il est possible d'avoir deux visions apparemment opposées de la ville : la ville comme machine, et la ville comme organisme. À présent, la machinisation de la ville n'est plus métaphorique : elle devient effective à travers l'implantation des fonctionnalités automatisées, dont les technologies urbaines numériques permettent le déploiement.

La question du rapport entre le vivant et le machinique cependant peut et doit être dépassée à partir des travaux d’Alfred Lotka, qui proposa en 1945 de considérer le vivant humain comme un processus de production d'organes qu'il appela exosomatiques. L'homme est un organisme vivant exosomatique qui, vivant en société, construit et institue lui-même des organismes exosomatiques de dimensions supérieures, au sein desquels vivent des groupes humains.

Ce séminaire tentera de poser la question de la technologie industrielle numérique en reparcourant la courte histoire de l’internet, du world wide web et des plateformes, et en la qualifiant d’un point de vue épistémique et épistémologique – c’est à dire dans le cadre de ce que l’IRI et le Digital studies network ont appelé à partir de 2014 les études digitales (digital studies) – et en tant qu’elle caractérise le capitalisme computationnel comme un type spécifique d’épistémè.

Il situera ces questions dans le contexte du développement de ce qui, au-delà du marketing des « smart cities », constitue la question d’une urbanité numérique – les « villes connectées » étant ici appréhendées comme un type spécifique de plateforme (au sens du « capitalisme des plateformes » où s’agencent et se reconfigurent en profondeur des métabolismes urbains protéiformes).

Il projettera ces problématiques dans les champs de l’architecture et de l’urbanisme au moment où les matériaux de construction pucés, les technologies de modélisation, de conception, de construction, de cycle de vie et de gestion des organes et des flux dans les exorganismes constituent une nouvelle « révolution urbaine », hyperindustrielle, affectant profondément aussi bien les habitants que les secteurs de la construction et de la « production de l’espace » – qui pourrait devenir dangereusement inurbaine.

Il tentera d’entrer dans ces questions depuis le point de vue marxien tel qu’il suppose une théorie de l’évolution technique, revendiquée par Marx dans Le Capital 1, et telle qu’elle doit être relue au regard des hypothèses de Lotka et recontextualisée au XXIè siècle dans le cadre de l’analyse critique de l’Anthropocène.

tabsÉdition 2018 : Exorganologie

7 videos 14h 0 annotation dernière vidéo publiée 2018-06-29T11:17:37.787370

Exorganologie I

Panser la post-vérité

dans la post-démocratie

Ce nouveau séminaire pharmakon.fr, qui se tient désormais dans le cadre de la chaire de recherche contributive de la MSH Paris Nord et du programme Plaine commune territoire apprenant contributif, dont cette chaire est un organe, se déroulera cette année dans le cadre du Collège d’études mondiales de la Fondation Maison des sciences de l’homme. Comme au cours des deux années précédentes, il sera consacré à la question de l’exosomatisation.

En 2015 nous avions examiné les thèses dans lesquelles Nicholas Georgescu-Roegen convoquait ce concept qui a été formulé en 1945 par le biologiste Alfred Lotka – Georgescu-Roegen soutenant en particulier que l’économie viendrait se substituer à la biologie dans la vie exosomatisée (que nous avons interprétée avec le concept de forme de vie technique de Georges Canguilhem) : la vie exosomatisée est essentiellement constituée d’échanges d’organes artificiels en tout genre, par des voies qui ne sont plus celles des métabolismes biologiques, mais de métabolismes à la fois économiques et technologiques – encore très peu et très mal étudiés.

Le second séminaire, qui se déroula en deux temps (automne 2016, hiver et printemps 2017), commença par une interprétation de Lotka lui-même. Il conduisit d’une part à appréhender le discours du transhumanisme du point de vue de l’exosomatisation développé par Lotka, puis à réintroduire – également de ce point de vue – les questions d’entropie relative et d’anti-entropie relative, c’est à dire de localité, celle-ci devant toujours être déclinée sur deux plans : le macrocosme (relativement entropique) et le microcosme (relativement anti-entropique), entre lesquels s’établissent des relations d’échelles.

À travers cette problématique,

. nous avions examiné les conditions dans lesquelles la biosphère (au sens de Vernadsky) semble se transformer en un exorganisme planétaire;

. nous avions posé qu’il faut distinguer entre les exorganismes simples, qui sont les individus psychiques (au sens de Simondon), et les exorganismes complexes, qui sont les individus collectifs – individus psychiques et individus collectifs étant constitués par l’individuation psychique et collective, elle-même conditionnée par l’exorganogenèse comme individuation technique. Nous reprendrons cette année ce sujet en faisant un détour par Henri Lefèbvre (Le droit à la ville).

Durant ces travaux, nous avons en effet esquissé quelques traits spécifiques d’une exorganogenèse de l’urbanité – décrivant la transformation des organes exosomatiques s’agrégeant pour former les exorganismes complexes : les villes, les usines, le lien entre villes et usines, qui se substitue au lien entre villes et Eglises. Les territoires urbains acquièrent ainsi à l’époque industrielle des traits nouveaux – caractéristiques de l’Anthropocène.

*

Quelle était la fonction de l’Eglise ? Vieille question sur laquelle nous devrons revenir à l’époque où nous croyons devoir projeter une finalité dans l’Anthropocène et contre l’anthropie en quoi il consiste – au sens où le GIEC parle de forçages anthropiques (anthropic forcings).

Il faut ici rappeler la finalité de ce séminaire : il s’agit de projeter – en lien avec le projet de territoire apprenant contributif de Plaine Commune, et comme on projette un film, c’est à dire un rêve réalisé en deux dimensions et capable de produire des protentions secondaires collectives et des énergies au service de causalités matérielles, efficientes, formelles et finales – une sortie de l’Anthropocène, c’est à dire une perspective vers le Néguanthropocène, par la reconstitution d’une macro-économie guidée par ce que nous appelons la néguanthropie comme critère définitoire de la valeur.

L’économie de la néguanthropie, ou anthropie négative (et l’anti-anthropie qui l’accompagne : on verra comment il faut ici mobiliser les concepts de Francis Bailly, Giuseppe Longo et Maël Montévil) n’est pas simplement la translation de l’entropie négative telle que Schrödinger tente de la penser dans l’organique (un an avant l’hypothèse de Lotka). Le passage à l’exorganique nécessite en effet une reconceptualisation qui dépasse les concepts de néguentropie dans le champ technologique, tels qu’ils sont issus de la théorie de l’information. C’est pourquoi nous lirons Norbert Wiener (Cybernétique et société, 1948).

Tout cela relève d’une organologie générale, qui consiste à décrire les agencements entre organes endosomatiques, organes exosomatiques et organisations sociales. Quant à ce que nous appelons ici l’exorganologie, elle étudie les conditions exorganiques de solidarité et de durabilité des exorganismes complexes.

Ces conditions exorganiques peuvent être urbanistiques au sens contemporain du mot : par exemple, créer des réseaux sanitaires nécessaires à tel bassin de population. Elles peuvent être économiques : garantir et contrôler la circulation des marchandises, des biens, des hommes, des concepts, de tout ce qui constitue l’urbanité – dont le commerce est une dimension constitutive.

Ces conditions exorganiques passent par la question du droit telle qu’elle est liée aux conditions de transformation de la mémoire, et à la circulation de ce que l’on appelle depuis moins de deux siècles l’“information”. Elles donnent à considérer nouvellement la place de l’art, le rôle des archives et leur centralité, la réticulation intra-urbaine et extra-urbaine, telle que s’y produisent des relations d’échelles qui, à notre époque, sont au cœur des « plateformes » devenant biosphériques en mettant en œuvre des technologies de scalabilité.

*

Pour aborder ces questions, nous nous référerons aux textes suivants :

– « World Scientists’ Warning to Humanity : A Second Notice », rédigé par Willian Ripple, Crostopher Wolf, Thomas Newsome, Mauro Galetti, Mohammed Alamgir, Eilenn Crist, Mahmoud Mahmoud et William Laurance, signé par 15 364 chercheurs de 184 pays, et publié le 13 novembre 2017

– Le Droit à la ville de Henri Lefebvre,

– La dynamique du capitalisme de Fernand Braudel,

– Post-démocratie de Colin Crouch,

– Cybernétique et Société de Norbert Wiener,

– Des articles thématisant la “post-vérité”,

– Où atterrir ? de Bruno Latour.

Cela nous conduira vers le séminaire de printemps (en mai et juin), qui aura pour titre :

Exorganologie II

La remondialisation

et où il s’agira de repenser le monde comme faire-monde – comme kosmos – à partir de la localité du là (da) et comme économie de l’internation. On y reviendra donc sur les travaux de Marcel Mauss déjà évoqués, et sur l’Idée d’une histoire universelle du point de vue cosmopolitique d’Emmanuel Kant.

bookNextleap Seminar : Decrypting Algorithms

12 videos 28h 24 annotations dernière vidéo publiée 2018-06-21T13:33:15.580122

NEXT generation techno-social and Legal Encryption Access and Privacy

In the wake of the Snowden revelations, public trust in the Internet has eroded.

NEXTLEAP aims to create, validate, and deploy communication and computation protocols that can serve as pillars for a secure, trust-worthy, annotable and privacy-respecting Internet that ensures citizens fundamental rights. For this purpose NEXTLEAP will develop an interdisciplinary internet science of decentralisation that provides the basis on which these protocols will be built.

NEXTLEAP pursues three main objectives:

  • The creation of a fundamental rights-preserving socio-technical science of decentralised internet architecture.
  • A fundamental re-thinking of the ethical and philosophical foundations of the Internet.
  • The modular specification of decentralised protocols implemented as open-source software modules for
    • Privacy-preserving contact lists and presence services supporting federated identity
    • Secure messaging services that hide metadata (e.g., who, when, how often, etc.)
    • Privacy-preserving analytics collection and computation.

The technical solutions developed by NEXTLEAP will be rooted in both philosophy and real-world usage of the Internet. In this aspect the project partners will strive to answer the following questions: What motivations and values can be used to predict successful adoption of decentralised systems by communities of users?

While it appears users are often unhappy with losing control of their data to companies that own centralised platforms, very few users do move to alternatives and what precisely the social success or failure of a system is unclear. Is there a decentralised philosophy at the core of the Internet that makes sense of the success of existing protocols?

It is claimed that values around collective intelligence, open innovation, privacy, and decentralisation are built into Internet protocols, but the precise philosophical grounding of these principles – and any new kinds of “internet rights” they entail - is often vague.

It is answers to these questions that are crucial for building succcessful protocols and systems that are adopted by citizens. The NEXTLEAP protocol will verify that the designed protocols have the properties required to guarantee the rights and needs elicited from the answers to the above questions.

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